1.7 milliard d’euros vraiment ?

Le biez de la présentation volontairement « alarmisme » pour marquer les esprit et conforter le refus pour  » le bien public » 

Brandir un coût fantôme de 1,7 milliard d’euros pour justifier l’inaction n’est plus de la prudence budgétaire : c’est du marketing politique. La réalité, c’est que refuser de soigner l’obésité sévère coûte déjà 4,5 milliards d’euros chaque année à la Belgique. Le vrai gouffre financier pour notre Sécurité Sociale, ce n’est pas l’innovation médicale, c’est le statu quo.

En lançant publiquement le terme « des milliards d’euros », on crée un point d’ancrage dans l’esprit du public. Même si ce chiffre correspond à un scénario théorique et irréaliste où 100 % de la population cible (IMC ≥ 35) recevrait le traitement simultanément (soit 1,729 milliard d’euros), le cerveau humain retient l’ordre de grandeur. Une fois cette image effrayante posée, le débat devient émotionnel (« cela va ruiner le pays ») plutôt que rationnel.