PETITION 1 VOIX = 1 KILO
Pour que la voix des patients soit entendue et considérée dans toutes les décisions liées à l’obésité

Le manifeste : pour une médecine de solution et d’engagement avec le patient
« L’obésité n’est pas une question de volonté. La personne qui n’a jamais vécu avec cette “faim” réelle et inextricable dans notre tête ne peut pas comprendre. Nous savons aujourd’hui qu’il s’agit d’une pathologie biologique complexe qui génère cette envie de manger. Le malade ne doit plus condamner à la culpabilité sociale et personnelle. »
L’obésité n’est pas un sujet marginal, c’est notre réalité collective :

L’obésité est partout , dans nos rues, nos écoles, nos familles et pourtant, elle reste médicalement sous-traitée.
Reconnue comme maladie chronique complexe par l’OMS, elle n’est trop souvent prise en charge qu’au stade des complications.
Pourtant l’obésité n’est PLUS une fatalité, des solutions existent, mais encore faut-il y avoir accès !
Le plus frustrant ? Tout est déjà là. Les compétences, les professionnels, les structures et les traitements existent.
« Ce plaidoyer n’est pas né dans des bureaux ministériels ou des laboratoires académiques. Il est le fruit d’une écoute active de notre communauté. Nous avons identifié les besoins réels du terrain. Face à un système morcelé, nous demandons l’ouverture immédiate des discussions pour une transformation profonde de la prise en charge de l’obésité en Belgique. »
Pascale Brughmans,
Initiatrice du projet
La Belgique est grignotée par un cancer invisible dont personne ne prend compte, pourtant il se remarque sur le corps des Belges, mais il est considéré comme un « défaut physique » et non pas comme une maladie évolutive et physiologique.
Le peu de solutions en place souvent ne fonctionne pas, parce qu’il n’est pas au plus près des besoins et des préoccupations.
Briser l’errance thérapeutique
« J’ai toqué à toutes les portes, le cœur plein d’espoir, et le système m’a fermée chacune d’elles au nez.
Tout d’abord, mon médecin traitant. Vingt minutes de consultation plus tard, je suis ressortie avec une feuille de papier : une pyramide alimentaire, une liste de conseils génériques et cette phrase : « Trouvez un psy et un diététicien ». Je me suis retrouvée sur le trottoir, seule et complètement perdue.
J’ai alors pris rendez-vous chez un endocrinologue, un spécialiste. Sa réponse a été glaciale : « Je ne m’occupe pas d’obésité ».
En désespoir de cause, j’ai poussé la porte d’une clinique de l’obésité. Là, sans transition, on m’a immédiatement brandi la carte de la chirurgie bariatrique. Mais ce n’est pas ce que je cherche ! Je ne veux pas qu’on me coupe un morceau d’organe, je veux comprendre. Je veux apprendre le pourquoi du comment, et réussir à guérir par moi-même.
Je ne cherchais pas un raccourci, je cherchais une boussole. Le système ne m’a offert qu’un labyrinthe. »
L’obésité touche en grande partie un public socialement défavorisés qui n’a pas accès a une alimentation saine, et qui se retrouve face a des soins inaccessibles.
Une discrimination pure et simple par l’argent. L’accès à une vraie guérison est un luxe. Quand le corps médical propose enfin une « solution », un protocole intensif, global et efficace, le patient se heurte à un mur financier. Les molécules de pointe, le suivi spécialisé non remboursé et les accompagnements complets représentent un coût total impossible à supporter pour la majorité des gens. La réalité est violente : aujourd’hui, les riches ont les moyens d’être minces et soignés, tandis que les plus précaires sont condamnés à rester malades.
« On m’a enfin proposé une solution, un vrai protocole intensif qui pourrait me sauver. J’ai eu une immense lueur d’espoir. Et puis j’ai fait les comptes. Entre les traitements de pointe non remboursés, les consultations de spécialistes et les bilans, le coût mensuel est monstrueux. J’ai dû renoncer. Le système me dit qu’il y a un remède, mais mon compte en banque me dit que ce remède n’est pas pour moi. C’est doublement violent : on crève de la maladie, ou on crève le budget de sa famille. »
Le Droit aux Soins pour Tous : Nous demandons le remboursement intégral et systématique des protocoles multidisciplinaires intensifs. La santé ne doit pas être un privilège lié au statut social.
Investissement Précoce (dès l’IMC 27) : L’État doit financer et prendre en charge les traitements dès le stade du surpoids avec comorbidités. Attendre que la maladie s’aggrave pour proposer des chirurgies lourdes (mieux remboursées) est une aberration humaine et économique. Investir tôt, c’est casser la double peine : celle de la maladie et celle de la pauvreté.
Équité Territoriale et Sociale : L’instauration de notre Plan de Soin Standardisé et Multimodal doit garantir que chaque citoyen belge, peu importe ses revenus, ait exactement les mêmes chances d’accès aux innovations thérapeutiques et thérapeutiques de pointe.
Le Patient en a marre de la classique « Mangez moins, bougez plus »
On sais scientifiquement que ces « recommandations sont obsolètes et surtout ne fonctionnent pas »
Le patient veut un accompagnement et un projet de gestion de sa maladie
(Sortir du sprint, entrer dans la durée)
L’épuisement face à des solutions archaïques, segmentées et déconnectées du quotidien. Une nouvelle maladie chronique mondiale impose de repenser totalement la prise en charge et la manière de la dispenser. On ne peut plus traiter l’obésité en 2026 avec les méthodes d’il y a trente ans. Le manque d’outils modernes et le manque de formation des soignants mènent droit à l’abandon du patient.
« On me donne un programme papier parfait, presque militaire. Les trois premiers mois, je tiens à bout de bras. Et puis la vie reprend, je me retrouve seule dans ma cuisine ou face aux rayons du supermarché, et le protocole s’effondre. Le système me lâche dans la nature au lieu de m’accompagner là où je vis ma maladie au quotidien. »
Les solutions d’Action
Une Nouvelle Marche à Suivre Révolutionnaire :
Former les futurs personnels soignants : Intégrer obligatoirement dans le cursus médical la biologie moderne de l’obésité et les techniques d’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP).
Une prise en charge numérique et en situation : Utiliser la puissance de la technologie et des outils digitaux pour accompagner le patient en temps réel dans sa vraie vie (au moment des repas, des crises, du quotidien).
Objectif ➡️ Adhésion maximale pour un coût réduit : Le numérique permet de démocratiser le suivi, de rompre l’isolement du patient à moindre coût pour la sécurité sociale, et de garantir que le traitement tienne sur le long terme.
Centres de Référence Multidisciplinaires : Déployer des structures où médecins, nutritionnistes, psychologues et coachs travaillent en synergie réelle grâce à ces outils partagés. Le parcours doit être intégré, fluide et connecté.
Encadrement strict des Traitements de Pointe : Intégrer impérativement tout parcours bariatrique ou traitement par analogues du GLP-1 dans ce suivi moderne et multidisciplinaire pour éviter les dérives et garantir des résultats pérennes.
C’est quoi l’obésité ? être gros ???
La société et le patient pensent que c’est une maladie multifactirielle mais ne savent pas de quoi !! pourquoi ils ont faim ( non ce n’est pas dans la tête !!) et pourquoi il ne savent pas luter longetemps comme l’envie de manger.
(Comprendre pour ne plus subir)
Le grand vide explicatif et la violence du jugement. On dit au patient qu’être gros c’est l’obésité, et que l’obésité est une maladie. Mais personne ne lui explique pourquoi il est malade, laissant la porte ouverte à la culpabilisation.
On me dit que je suis malade. Mais on ne m’explique pas le pourquoi du comment ! Pour le monde, et parfois pour les médecins, je suis juste responsable. Comment ça peut être une maladie si on ne m’explique jamais ce qui dysfonctionne dans mon corps ? »
(Sortir du sprint, entrer dans la durée)
Investir dans une Médecine d’Action pour l’obésité n’est pas une dépense, c’est le placement le plus rentable que notre système de santé puisse faire.
Aujourd’hui, nous avons le choix entre deux visions de la société : continuer à financer à perte les complications d’une maladie que l’on refuse de traiter à la racine, ou avoir le courage politique de transformer la prise en charge.
L’enjeu est double :
Humain ➡️ Une amélioration historique de la qualité de vie : Redonner leur dignité, leur autonomie et une espérance de vie en bonne santé à des milliers de citoyens belges. Rompre définitivement le cercle vicieux de la stigmatisation et de la détresse psychologique.
Économique ➡️ Des économies majeures et durables : Chaque euro investi aujourd’hui dans l’accompagnement numérique, l’investissement précoce et le suivi multidisciplinaire permettra d’économiser des millions demain en soins intensifs, en chirurgies tardives, en arrêts maladie et en traitements de pathologies lourdes (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers).
La Belgique a toujours été une terre de pionniers de la médecine. Elle dispose aujourd’hui de l’expertise, des technologies et de l’énergie associative pour réinventer la marche à suivre mondiale.
Ne subissons plus la crise de l’obésité : pilotons sa guérison. La Belgique doit être le cœur de cette innovation. Faisons de notre pays le modèle d’une médecine juste, moderne, humaine et efficace.
En optant pour la mise en place d’un véritable plan multimodal c’est offrir une solution à plus de la moitié de la population Belge ! C’est des économies sur l’avenir. C’est une action immédiate sur la la santé, pour économiser plus tard.
C’est aussi inverser l’obésité, et agir sur l’urgence déjà trop installé.