Une baisse de prix en trompe-l’œil pour les patients belges ?
Le prix du Wegovy baisse de 20 % sur les plus haut dosages

Disponible depuis seulement 6 mois ( après l’avoir attendu 3 ans!! ) C’est la nouvelle qui a fait vibrer la sphère obésité cette semaine : Novo Nordisk a annoncé une réduction de prix ( au 16 mars 26 ) pour son médicament phare contre l’obésité, le Wegovy (sémaglutide), en Belgique.
Si sur le papier, voir une facture s’alléger de 20 % est toujours une bonne nouvelle, dans la réalité du terrain, la situation est un peu plus… « piquante ».
À partir de la mi-mars 2026, les deux dosages les plus élevés de Wegovy voient leur prix public diminuer. Concrètement :
C’est un pas vers l’accessibilité, certes. Mais le bât blesse dès qu’on regarde les dosages inférieurs.
Rien ne bouge en dessous de 1 mg. Résultat ? Une aberration tarifaire qui saute aux yeux des patients : le Wegovy 1 mg reste affiché à un prix bien plus élevé que son frere d’ADN, l’Ozempic (le même sémaglutide, mais étiqueté pour le diabète), qui coûte environ 103 €.
Face à cet écart de prix (144 € contre 103 € pour 1 mg), la tentation est immense. Nul doute que de nombreux utilisateurs vont continuer à lorgner sur l’Ozempic
Par contre l’économie peut-être substantielle dans un seul cas de figure : « fractionner » les doses des stylos de 2,4 mg pour économiser.
Bien que Novo Nordisk ne recommande absolument pas cette pratique pour des raisons de précision et d’hygiène, la réalité économique des patients, qui paient souvent de leur poche pour un traitement de long terme, risque de l’emporter sur les notices officielles.
On le vois sur les réseaux mais également dans les pratiques des uns et des autres… le fractionnement des doses est pratique courante.
Au-delà du prix, c’est le manque d’accompagnement qui inquiète. L’obésité est une maladie chronique complexe. Or, aujourd’hui, on prescrit des GLP-1 comme des solutions miracles sans toujours offrir le programme d’éducation thérapeutique adéquat.
Prendre un stylo injecteur sans réapprendre le lien à la satiété, sans gérer les effets secondaires ou sans suivi psychologique et nutritionnel, c’est s’exposer à un échec cuisant dès l’arrêt du traitement. Le prix reste très élevé, surtout quand on sait que pour beaucoup, ce traitement s’inscrit sur la durée.
On salue l’effort sur les hauts dosages, mais on attend encore une cohérence tarifaire globale et, surtout, une vraie reconnaissance de l’obésité comme une pathologie méritant un encadrement multidisciplinaire remboursé, et non juste une « option » coûteuse pour ceux qui peuvent se le permettre.
Personnes éligibles au traitement de l’obésité en Belgique
Programme Français pour l’enfant